Repères · Tous niveaux · Relecture documentaire : 2 octobre 2026. Les exemples sont génériques ; adapter les noms, versions et chemins avant toute modification.
Noter d’abord le comportement normal : temps de démarrage, température au repos et en charge, bruit, espace libre et erreurs observées. Une comparaison avant/après est plus utile qu’une valeur copiée sur un forum : les températures acceptables dépendent du composant et du constructeur.
Arrêter le système, débrancher le secteur et les accessoires. Pour un portable, suivre la procédure du fabricant concernant la batterie interne ; ne pas démonter un modèle scellé sans guide. Éliminer délicatement la poussière des filtres et dissipateurs avec le matériel prévu pour l’électronique. Immobiliser les pales pendant le soufflage, éviter les liquides, l’aspirateur domestique et la condensation d’une bombe inclinée. Ne pas pulvériser sur une carte sous tension.
Vérifier les câbles, le maintien des ventilateurs et l’absence de gonflement d’une batterie. Une batterie gonflée ne doit être ni percée ni comprimée ; retirer l’appareil de l’usage et organiser sa prise en charge. La pâte thermique n’a pas besoin d’être remplacée arbitrairement tous les mois : intervenir si le diagnostic ou le démontage le justifie.
Une vérification mensuelle des sauvegardes, de l’espace libre et des mises à jour constitue un point de départ. Adapter le nettoyage à la poussière et à la température du lieu. Conserver une fiche datée : observation, intervention, résultat et prochaine vérification. Sur un poste professionnel, planifier les interruptions avec son utilisateur.
Validation : refaire la même charge après entretien, vérifier l’absence de nouveaux bruits et confirmer qu’un fichier sauvegardé peut réellement être restauré. Si les coupures persistent, consulter le diagnostic progressif plutôt que multiplier les réglages.
Une périodicité dépend de la poussière, du temps de fonctionnement et de l’importance du poste. Utiliser ce tableau comme point de départ, puis l’adapter aux observations.
| Contrôle | Quand le refaire | Résultat attendu |
|---|---|---|
| Sauvegarde | Après chaque exécution et essai périodique de restauration | Dernier succès récent et fichier récupérable |
| Espace libre | Surveillance régulière et avant mise à jour | Réserve suffisante pour fichiers temporaires et croissance |
| Ventilation | Hausse de température/bruit ou entretien planifié | Filtres propres, circulation d’air libre |
| Santé disque | Alerte, lenteur nouvelle ou contrôle prévu | Absence d’erreurs nouvelles ; tendance stable |
| Batteries/onduleur | Selon constructeur, alerte et test programmé | Autonomie suffisante et arrêt propre possible |
| Pilotes/firmware | Correctif utile ou vulnérabilité applicable | Version documentée, compatibilité confirmée |
Dans Paramètres → Système → Stockage, lire d’abord les catégories. Ouvrir les fichiers temporaires et examiner les cases : Téléchargements peut contenir des documents à conserver ; les fichiers d’une ancienne installation peuvent être nécessaires au retour vers la version précédente. L’assistant de stockage doit avoir une fréquence et une politique de corbeille comprises, sans vider automatiquement un dossier métier.
Dans Applications → Applications installées, identifier l’éditeur et l’usage avant désinstallation. Ne pas retirer un composant partagé simplement parce que son nom est inconnu. Dans Gestionnaire des tâches → Applications de démarrage, comparer impact et nécessité ; désactiver un lanceur facultatif, pas la protection ou le logiciel d’onduleur. Refaire un démarrage complet et tester les fonctions attendues.
Ces commandes lisent l’état ; elles ne suppriment rien :
df -h
df -i
journalctl --disk-usage
systemctl --failed
df -h mesure les blocs, df -i les inodes. Une partition peut refuser de nouveaux fichiers alors qu’il reste des Go si tous les inodes sont occupés. Les caches de paquets sont distincts des paquets installés ; les nettoyer n’équivaut pas à désinstaller. Une rotation des journaux doit conserver assez d’historique pour les incidents et respecter la politique de conservation.
Les « optimiseurs » universels, nettoyeurs de registre et suppressions récursives de répertoires système rendent souvent le diagnostic plus difficile. Ne pas supprimer un journal actif par défaut : un processus peut continuer à tenir le fichier ouvert, sans libérer immédiatement l’espace attendu. Sur un serveur, identifier le producteur du volume de logs et corriger la cause.
Ne pas lancer une défragmentation traditionnelle répétée sur un SSD pour « l’accélérer ». Utiliser l’optimisation prise en charge par le système et le support. Une suppression n’est pas un effacement sécurisé ; la fin de vie d’un disque relève d’une autre procédure.
Relever les mêmes mesures qu’avant : espace, démarrage, température à charge comparable et erreurs. Vérifier les sauvegardes et les tâches planifiées, puis utiliser le poste normalement. Conserver les anciennes valeurs et le détail de ce qui a été nettoyé. Si une anomalie apparaît après une mise à jour, examiner les notes de version et le retour arrière supporté ; ne pas cumuler immédiatement d’autres modifications.